Les Pérégrinations de Joce

Les Pérégrinations de Joce

Le village de Charonne et la rue Saint-Blaise - Paris 20

Visite très intéressante sous la conduite d'un guide qui nous a promené du square de la Roquette au village de Charonne via le Père Lachaise.

Si vous souhaitez connaître les promenades de notre guide Dominique, cliquez ici.

 

Nous avons suivi une promenade qu'avait fait en son temps Jean-Jaques Rousseau le 24 octobre 1776 (les rêveries d'un promeneur solitaire).

« Le jeudi 24 octobre 1776, je suivis après dîner les boulevards jusqu'à la rue du Chemin-Vert par laquelle je gagnai les hauteurs de Ménilmontant, et de là prenant les sentiers à travers les vignes et les prairies, je traversai jusqu'à Charonne le riant paysage qui sépare ces deux villages, puis je fis un détour pour revenir par les mêmes prairies en prenant un autre chemin. »

Jean-Jacques Rousseau, « Les Rêveries du promeneur solitaire » Deuxième promenade - 1776

 

Le Père Lachaise n'existait pas à l'époque, c'était une colline et de l'autre côté le village de Charonne (rattaché à Paris en 1860 par Napoléon III).

Le quartier de Charonne comptait beaucoup de vignes, toutes ont disparu.

Il y avait le grand Charonne plus bourgeois et le petit Charonne plus ouvrier.

 

Sous la Commune de Paris en 1871,  les derniers combats eurent lieu au Père Lachaise. De nombreux communards venaient de Charonne et Belleville.

 

Cette place avec l'église, le cimetière et la rue Saint-Blaise donne vraiment l'impression d'un village. On n'a pas l'impression d'être à Paris. C'est très charmant. Une belle idée de promenade.

 

Le village de Charonne et l'église Saint-Germain vers 1830 (Étienne Bouhot, musée Carnavalet)

 

 

 

 

L'Eglise Saint-Germain de Charonne est située Place Saint-Blaise dans le 20ème arrondissement.

Elle est la seule église, avec Saint-Pierre de Montmartre, à être toujours bordée par son cimetière.

Elle est classée au monument historique depuis 1923.

 

Napoléon Bonaparte, alors Consul, décréta que chaque citoyen a le droit d'être enterré quelle que soit sa race ou sa religion.

Le 12 juin 1804, un décret impérial sur les sépultures fixa définitivement les règles devant être appliquées pour l'emplacement et l'organisation des cimetières, interdisant les inhumations dans l'enceinte des villes et bourgs.

On créa donc des cimetières à l'extérieur de Paris : Le Père Lachaise, Montparnasse.

Les cimetières dans Paris furent détruits ; mais heureusement pour eux Montmartre et Charonne étaient en dehors de Paris à l'époque.

A partir de cette époque, commença l'art funéraire avec la création de belles tombes voire de chapelles. Même dans la mort on étalait son argent.

Auparavant, tous les morts étaient enterrés dans la fosse commune, c'était ainsi.

 

Pour terminer sur une note plus gaie : on retrouve cette église dans le dernier plan des "Tontons Flingueurs", le mariage.

 

 

 

 

le cimetière de Charonne :
on peut y voir la tombe des fils d'André Malraux morts tous les deux à 21 ans dans un accident de voiture.
Ils sont enterrés avec leur mère qui était la maîtresse d'André Malraux, elle est morte en 1944 écrasée sous un train. Un destin tragique pour cette famille.
André Malraux ne pouvait pas reconnaître ses fils,, il demanda à son frère de les adopter c'est pour cela qu'ils avaient le nom de Malraux.

un tragique épisode de la commune

un habitant du cimetière

La rue Saint-Blaise est l'ancienne rue principale du vieux village de Charonne.

C'était un bourg campagnard avant son annexion en 1860.

Les riches parisiens y construisirent de somptueuses résidences secondaires au cours des XVIIème et XVIIIème siècles.

 

Je vous mets le lien vers l'excellente émision de France3 : Paname

 

Autour de la rue Saint-Blaise

 

la rue Saint-Blaise et au fond l'Eglise Saint-Germain de Charonne

 

jolies décorations de la rue Saint-Blaise

et derrière une porte cochère, on peut voir de belles habitations où il doit faire bon vivre

Rue de Vitruve a habité Barbara comme l'indique la plaque

la légende dit qu'une Salamandre après être passée par le square où elle aurait laissé une longue trace, se serait dirigée vers la rue Albert Marquet et s’arrêta pour se reposer dans un coin de la rue Vitruve

le mot guinguette vient du vin que l'on appelait Guinguet qui devait un peu saouler et qui faisait danser....
une guinguette à l'époque c'était juste un endroit avec de l'herbe. On mettait des tables, des bancs. On buvait et on dansait.

le quartier est composé de nombreuses impasses : impasse Rançon, impasse Satan, impasse des vignoles, impasse poule....

certaines impasses sont végétalisées d'autres sont plus nues
ici c'est impasse Rolleboise

un square porte le nom de Casque d'Or rendue célèbre par Simone Signoret.
De son vrai nom Amélie Elie, elle fit partie de la bande des Apaches qui sévissait dans le quartier.

des logements très écolos.



01/05/2017
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